🌍 Déclic Climatique
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🌡️ Chauffer et refroidir

Un chauffage, ce sont toujours deux moitiés : quelque chose qui fabrique la chaleur ou qui va la chercher, et quelque chose qui la rend à la pièce. On appelle la seconde moitié les émetteurs, et c'est presque toujours elle qu'on oublie de regarder. Or c'est l'émetteur qui impose la température d'eau, et la température d'eau qui fixe le rendement de la production. Les deux se choisissent ensemble, jamais l'un après l'autre.

1. Produire la chaleur, ou aller la chercher

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La pompe à chaleur

Une pompe à chaleur ne fabrique pas de chaleur : elle va la chercher dehors, où elle est gratuite, et la remonte à une température utilisable. C'est un réfrigérateur branché à l'envers, dont l'intérieur serait le jardin.

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    L'évaporateur capte la chaleur du dehors

    Dans l'unité extérieure circule un fluide frigorigène à très basse température, autour de -10 °C. Même quand il fait 0 °C dehors, l'air est plus chaud que ce fluide : il lui cède donc de la chaleur, et le fluide se met à bouillir. C'est le point que tout le monde trouve contre-intuitif : il y a de la chaleur récupérable dans de l'air froid.

  2. 2
    Le compresseur remonte la température

    Il comprime cette vapeur froide, et comprimer un gaz le chauffe. La vapeur ressort à 60 ou 80 °C. C'est le seul organe qui consomme de l'électricité, et c'est là que se joue tout le rendement de la machine.

  3. 3
    Le condenseur rend la chaleur au logement

    La vapeur brûlante cède sa chaleur à l'eau du circuit de chauffage, ou directement à l'air de la pièce dans une PAC air-air. En se refroidissant, elle redevient liquide.

  4. 4
    Le détendeur boucle le cycle

    Il fait chuter brutalement la pression du liquide, qui se refroidit d'un coup et repart vers l'évaporateur à -10 °C. Rien n'est consommé, rien n'est jeté : le même fluide tourne indéfiniment.

  5. 5
    Le dégivrage, la contrainte de l'hiver

    Entre 5 °C et -5 °C avec de l'humidité, du givre se forme sur l'évaporateur et bouche l'échange. La machine inverse alors son cycle quelques minutes pour faire fondre ce givre, ce qui consomme de l'électricité sans chauffer la maison. C'est la principale cause d'écart entre le rendement annoncé et le rendement réel.

3 à 5

kWh de chaleur rendus pour 1 kWh d'électricité consommé, c'est le coefficient de performance ou COP

3,5 à 4,5

le SCOP, c'est-à-dire la performance moyenne sur toute une saison de chauffe, dégivrages compris

≈ 2,5

le COP qui reste par -7 °C dehors, jour le plus froid : c'est encore deux fois et demie mieux qu'un convecteur

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Emplacement réservé au schéma

Le cycle frigorifique en boucle : évaporateur, compresseur, condenseur, détendeur, avec les températures et les pressions à chaque étape.

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À retenir. Une PAC ne crée pas d'énergie, elle en déplace. Les 3 à 4 kWh de chaleur restitués ne violent aucune loi de la physique : un seul est acheté, les autres sont pris dehors et simplement remontés en température.

Simuler ce que donnerait une PAC chez moi

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La chaudière gaz à condensation

Une flamme, un échangeur, et une astuce : récupérer la chaleur cachée dans la vapeur d'eau des fumées, celle que les anciennes chaudières laissaient partir par le conduit.

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    Le brûleur mélange gaz et air

    Le dosage est réglé pour une combustion complète. Sur les modèles à modulation, la puissance de la flamme s'ajuste en continu au besoin, au lieu de tout ou rien.

  2. 2
    L'échangeur transmet à l'eau

    Un bloc en inox ou en aluminium sépare les fumées de l'eau du circuit de chauffage. La chaleur traverse le métal, jamais les gaz.

  3. 3
    Les fumées sont refroidies au maximum

    Brûler du méthane produit du CO₂ et de la vapeur d'eau. Si on refroidit ces fumées sous environ 55 °C, la vapeur se condense en gouttelettes et libère sa chaleur latente, celle qu'il avait fallu dépenser pour la vaporiser. On récupère ainsi une chaleur qui, autrefois, partait dans le ciel.

  4. 4
    Les condensats sont évacués

    Cette eau de condensation est légèrement acide et rejoint les eaux usées, ce qui impose une évacuation dédiée. C'est la vraie différence d'installation avec une chaudière classique.

  5. 5
    La condition à respecter

    L'eau qui revient des radiateurs doit être plus froide que 55 °C, sinon les fumées ne condensent jamais. Une chaudière à condensation réglée à 70 °C fonctionne, mais elle perd tout l'intérêt pour lequel on l'a payée.

≈ 108 %

le rendement affiché, supérieur à 100 % parce que la référence de calcul, le pouvoir calorifique inférieur, ignore la chaleur latente récupérée

< 55 °C

la température de retour d'eau en dessous de laquelle la condensation se déclenche

≈ 230 g

de CO₂ par kWh de gaz brûlé, contre 30 à 60 g pour un kWh d'électricité française

À retenir. Une chaudière à condensation dans une maison mal isolée, avec des radiateurs réglés à 70 °C, n'est qu'une chaudière ordinaire un peu chère. Le gain vient du couple avec des émetteurs basse température.
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La géothermie

Deux techniques très différentes portent le même nom. L'une gratte les premiers mètres du sol pour aider une pompe à chaleur, l'autre va chercher de l'eau naturellement chaude à deux kilomètres sous nos pieds.

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    Géothermie de surface : un sol à température constante

    À partir de dix mètres de profondeur, le sol reste entre 10 et 14 °C toute l'année, été comme hiver. On y installe soit des capteurs horizontaux enterrés à 80 cm sur une grande surface de jardin, soit des sondes verticales de 80 à 150 mètres, qui ne prennent presque pas de place au sol.

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    La pompe à chaleur y puise au lieu de puiser dans l'air

    Le principe de la machine est exactement celui décrit plus haut. La différence est capitale : sa source froide ne descend jamais à -5 °C, donc son rendement ne s'effondre pas le jour où on en a le plus besoin, et il n'y a jamais de dégivrage.

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    Géothermie profonde : on descend chercher de l'eau chaude

    La température de la Terre augmente d'environ 3 °C tous les 100 mètres. En Île-de-France, la nappe du Dogger, entre 1 500 et 2 000 mètres, est à 55-85 °C.

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    Le doublet : un puits qui produit, un puits qui réinjecte

    L'eau chaude est remontée par un premier forage, elle cède sa chaleur dans un échangeur, puis elle est intégralement réinjectée dans la même nappe par un second forage, à un kilomètre de là. Rien n'est prélevé, la nappe ne se vide pas.

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    Un réseau de chaleur distribue

    La chaleur ainsi captée part dans un réseau enterré qui alimente des immeubles, des écoles, des piscines. On ne consomme que l'électricité des pompes de circulation.

10 à 14 °C

la température du sol toute l'année, dès dix mètres de profondeur

4 à 5

le COP d'une PAC géothermique, stable en plein hiver contrairement à une PAC sur air

≈ 3 °C

de plus tous les 100 mètres de profondeur, c'est le gradient géothermique

À retenir. La géothermie de surface est la version la plus performante de la pompe à chaleur, mais elle coûte cher en forage. La géothermie profonde, elle, ne se décide pas maison par maison : c'est un équipement de quartier.
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Le poêle à bois

Une bûche ne brûle pas comme on l'imagine. Elle sèche, puis elle dégaze, et ce sont ces gaz qui font les flammes. Tout l'art d'un poêle moderne consiste à les brûler au lieu de les envoyer dans le conduit.

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    Le séchage

    La chaleur chasse d'abord l'eau restée dans le bois. Cette étape ne produit rien, elle consomme. Une bûche à 30 % d'humidité gaspille une grande partie de son énergie à s'auto-sécher, et encrasse le conduit au passage.

  2. 2
    La pyrolyse

    Au-delà de 200 à 300 °C, le bois se décompose et libère des gaz combustibles. Ces gaz portent environ les deux tiers de l'énergie de la bûche : ce sont eux qu'on voit brûler, les flammes ne touchent presque pas le bois lui-même.

  3. 3
    La post-combustion, la vraie différence

    Un poêle moderne injecte de l'air secondaire préchauffé juste au-dessus du foyer, dans la zone la plus chaude, pour brûler ces gaz complètement. C'est ce qu'on appelle la double combustion. Sans elle, ces gaz partent imbrûlés dans le conduit : c'est exactement ce que fait une cheminée ouverte.

  4. 4
    La combustion du charbon de bois

    Une fois les gaz partis, il reste le carbone solide, qui rougeoie sans flamme. C'est la phase la plus propre et la plus régulière.

  5. 5
    La chaleur sort par deux voies

    Le rayonnement de la vitre et de la fonte chauffe directement les corps et les murs en face, et la convection de l'air qui circule autour du corps de chauffe réchauffe la pièce. Un poêle en pierre ollaire ou en faïence privilégie le premier, un poêle en tôle le second.

75 à 85 %

le rendement d'un poêle récent, contre 10 à 15 % pour une cheminée ouverte, qui peut même refroidir la maison en aspirant l'air chaud

< 20 %

l'humidité d'un bois correctement sec, ce qui demande deux ans de stockage à l'abri

1ʳᵉ source

le chauffage au bois domestique est le premier émetteur de particules fines PM2,5 en France, très loin devant le trafic routier

À retenir. Le bois est renouvelable et son bilan carbone est faible, mais son bilan sanitaire dépend entièrement de l'appareil et de la qualité du bois. Un vieux poêle mal alimenté pollue l'air de tout un quartier.
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Le panneau solaire thermique

À ne pas confondre avec le photovoltaïque : ici on ne fabrique pas d'électricité, on chauffe de l'eau. C'est beaucoup plus simple, et trois fois plus efficace.

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    Un absorbeur noir capte le rayonnement

    Une plaque métallique recouverte d'un traitement dit sélectif absorbe la lumière visible mais réémet très peu d'infrarouge. Elle peut monter à plus de 150 °C en plein soleil.

  2. 2
    Le vitrage ou le vide empêchent la chaleur de repartir

    Dans un capteur plan, une vitre piège le rayonnement infrarouge, exactement comme une serre. Dans un capteur à tubes sous vide, c'est le vide qui supprime les pertes par convection, ce qui reste efficace même par temps froid.

  3. 3
    Un fluide caloporteur emporte la chaleur

    De l'eau additionnée de glycol, pour ne pas geler l'hiver, circule dans des tubes soudés à l'absorbeur.

  4. 4
    La régulation ne fait circuler qu'à bon escient

    Deux sondes comparent la température du capteur et celle du bas du ballon. Le circulateur ne démarre que si le capteur est le plus chaud, sinon l'installation refroidirait le ballon la nuit.

  5. 5
    Le ballon stocke la journée

    Un serpentin plongé dans le ballon transmet la chaleur à l'eau sanitaire. Un appoint électrique ou gaz prend le relais les jours sans soleil.

50 à 70 %

le rendement de conversion du rayonnement en chaleur, contre 20 % environ pour le photovoltaïque

4 à 6 m²

de capteurs pour couvrir la moitié à deux tiers de l'eau chaude sanitaire d'une famille

l'été

le vrai problème est la surchauffe, quand le ballon est plein et que le soleil tape encore

À retenir. Le solaire thermique est la technologie solaire la plus efficace, mais la moins souple : la chaleur se stocke mal et se transporte mal. Le photovoltaïque a gagné parce que l'électricité, elle, va partout.

2. Les émetteurs, ceux qui la rendent à la pièce

Tous font la même chose, réchauffer une pièce, mais pas à la même température d'eau ni avec le même confort. C'est ce tableau de températures qui décide si une pompe à chaleur sera brillante ou décevante.

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Le radiateur à eau en métal

Fonte, acier ou aluminium, c'est le même principe depuis un siècle : de l'eau chaude traverse un corps creux, qui chauffe la pièce moitié par convection, moitié par rayonnement.

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    L'eau entre en haut, ressort en bas

    Elle perd 10 à 20 °C au passage. C'est cet écart, multiplié par le débit, qui donne la puissance réellement délivrée.

  2. 2
    La convection met l'air en mouvement

    L'air froid entre par le bas du radiateur, se réchauffe au contact du métal, s'allège et remonte. Cela crée une boucle permanente dans la pièce, et c'est aussi ce qui explique les traces noires sur le mur au-dessus des radiateurs.

  3. 3
    Le rayonnement chauffe les corps, pas l'air

    La surface chaude émet des infrarouges qui traversent l'air sans le réchauffer et déposent leur énergie sur les murs, les meubles et les personnes en face. C'est la part la plus confortable, et celle qui permet de se sentir bien à une température d'air plus basse.

  4. 4
    Le robinet thermostatique régule, il ne chauffe pas

    Ce n'est pas un bouton de puissance : c'est une sonde mécanique qui ferme le débit quand la pièce atteint la consigne. Le mettre à fond ne chauffe pas plus vite, cela chauffe seulement plus longtemps.

  5. 5
    La règle qui coince en rénovation

    La puissance d'un radiateur dépend de l'écart entre la température de l'eau et celle de la pièce. Passer d'une eau à 70 °C à une eau à 45 °C fait perdre plus de la moitié de la puissance. Pour chauffer autant avec de l'eau tiède, condition d'un bon rendement de pompe à chaleur, il faut donc des radiateurs deux à deux fois et demie plus grands.

70 à 80 °C

le régime dit haute température, celui des installations anciennes

35 à 45 °C

le régime basse température, celui que réclame une pompe à chaleur

× 2 à 2,5

la surface d'émetteur à ajouter pour passer de l'un à l'autre sans perdre en confort

À retenir. Le choix des émetteurs conditionne tout le reste. Changer sa chaudière pour une PAC sans regarder ses radiateurs, c'est acheter une machine qui devra travailler à 65 °C, avec un COP de 2 au lieu de 4.
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Le ventilo-convecteur

Un petit radiateur à ailettes, plus un ventilateur. Cette combinaison toute bête change tout : elle permet de sortir une grosse puissance avec de l'eau seulement tiède.

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    Une batterie à ailettes multiplie la surface

    Le tube d'eau est garni de centaines de fines lamelles métalliques, ce qui offre à l'air une surface d'échange énorme dans un volume minuscule.

  2. 2
    Le ventilateur force le passage

    Au lieu d'attendre que l'air monte tout seul, on le pousse à travers la batterie. La convection forcée échange cinq à dix fois mieux que la convection naturelle.

  3. 3
    Conséquence : de l'eau tiède suffit

    On obtient la puissance d'un grand radiateur avec de l'eau à 35 ou 45 °C et un appareil compact. C'est l'émetteur qui s'accorde le mieux avec une pompe à chaleur en rénovation, quand on ne peut pas casser les sols.

  4. 4
    Il sait aussi faire du froid

    En envoyant de l'eau à 7 ou 12 °C dans la même batterie, il rafraîchit. Mais l'air humide qui touche une surface froide condense : il faut alors un bac à condensats et une évacuation, sans quoi l'eau finit au plafond du voisin du dessous.

  5. 5
    Ses deux défauts

    Le bruit du ventilateur, même à basse vitesse, et la sensation de courant d'air. Il demande aussi un nettoyage régulier du filtre, faute de quoi le débit s'écroule.

5 à 10 fois

l'écart d'efficacité entre convection forcée et convection naturelle

35 à 45 °C

la température d'eau qui lui suffit en chauffage

7 à 12 °C

la température d'eau en mode rafraîchissement, avec obligation d'évacuer les condensats

À retenir. C'est le seul émetteur hydraulique qui fait vraiment du froid. Un plancher rafraîchissant abaisse la température de quelques degrés, un ventilo-convecteur peut réellement climatiser.

Le convecteur électrique

Le fameux grille-pain. Une résistance, une grille en bas, une grille en haut, et rien d'autre. C'est l'appareil le plus simple, le moins cher à poser, et le plus coûteux à faire tourner.

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    L'effet Joule fait la chaleur

    Le courant traverse un fil résistant qui s'échauffe. Toute l'électricité consommée devient de la chaleur, sans exception.

  2. 2
    L'air circule tout seul

    L'air froid entre par la grille du bas, se réchauffe au contact de la résistance, et ressort très chaud par la grille du haut.

  3. 3
    Le rendement de 100 % est un piège de vocabulaire

    Il est exact : un kWh d'électricité donne un kWh de chaleur. Mais une pompe à chaleur en rend trois ou quatre avec le même kWh acheté. À confort égal, la facture est donc trois à quatre fois plus élevée.

  4. 4
    Aucune inertie

    Il chauffe instantanément et s'arrête instantanément, ce qui donne une température qui oscille en permanence autour de la consigne. Comme l'air sort très chaud, il monte au plafond : on a chaud à la tête et froid aux pieds, et les poussières qui brûlent sur la résistance donnent l'odeur caractéristique de l'hiver.

  5. 5
    Ses cousins plus confortables

    Le panneau rayonnant chauffe une façade qui rayonne vers la pièce, le radiateur à inertie chauffe un bloc de fonte, de céramique ou un fluide, qui restitue lentement. Ils consomment exactement autant, mais le confort n'a rien à voir.

1 pour 1

un kWh d'électricité donne un kWh de chaleur, ni plus, ni moins

1 pour 3 ou 4

ce que rend une pompe à chaleur avec le même kWh

≈ 30 %

des logements français chauffés à l'électricité, héritage direct du programme nucléaire des années 1970

À retenir. Remplacer des convecteurs par des radiateurs à inertie améliore le confort, pas la facture. Seul le changement de principe, vers une pompe à chaleur, divise la consommation.
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Le plancher chauffant réversible

Toute la surface du sol devient l'émetteur. Avec une surface d'échange aussi grande, une eau à peine tiède suffit : c'est le partenaire idéal de la pompe à chaleur, et le seul émetteur qui sait aussi rafraîchir sans ventilateur.

  1. 1
    Des tubes noyés dans la dalle

    Un serpentin en polyéthylène réticulé ou en multicouche est posé en escargot ou en méandre, tous les 10 à 30 cm, sur un isolant, puis noyé dans la chape.

  2. 2
    Une surface énorme, donc une eau tiède

    Comme c'est tout le sol qui émet, il suffit d'une eau à 28 ou 35 °C là où un radiateur en demanderait 60. Chaque degré d'eau en moins fait gagner deux à trois points de COP à la pompe à chaleur : c'est là qu'est le vrai gain économique.

  3. 3
    Un confort particulier

    La réglementation limite la surface du sol à 28 °C. Le profil de température obtenu est le meilleur possible physiologiquement : chaud aux pieds, plus frais à la tête, exactement l'inverse d'un convecteur.

  4. 4
    Une inertie qu'il faut accepter

    La dalle met plusieurs heures à monter en température, et autant à redescendre. On ne pilote pas un plancher chauffant au thermostat comme un radiateur : on le laisse tourner en régime lent et régulier, et il faut anticiper les changements de météo.

  5. 5
    En été, on inverse

    On envoie de l'eau à 16 ou 18 °C dans les mêmes tubes. Le gain est de 2 à 4 °C sous la température qu'il ferait sans rien, ce qui est déjà considérable en confort. La limite est absolue : il ne faut jamais descendre sous le point de rosée, sinon la dalle se couvre de condensation et le sol devient glissant. C'est pour cela qu'un plancher rafraîchissant ne remplace pas une climatisation.

28 à 35 °C

la température d'eau en chauffage, contre 60 à 80 °C pour des radiateurs anciens

28 °C

la température maximale autorisée en surface du sol

2 à 4 °C

le rafraîchissement obtenu l'été, sans compresseur de climatisation dédié

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Emplacement réservé au schéma

Coupe d'un plancher chauffant : dalle porteuse, isolant, tubes en serpentin, chape d'enrobage et revêtement, avec le sens de circulation de l'eau.

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À retenir. Chauffage et rafraîchissement par le même réseau, à très basse température : c'est le couple le plus performant qui existe aujourd'hui en maison individuelle, à condition de le prévoir à la construction ou lors d'une rénovation lourde.
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