🌍 Déclic Climatique

😊 Ma théorie du bonheur

Celle-ci n'a rien à voir avec le climat, mais c'est ce que j'utilise le plus souvent dans la vraie vie, et ça m'a été utile plus d'une fois. Attention, ce n'est pas de la physique et je ne suis pas psychologue du bonheur : c'est un point de vue personnel, le mien.

Partie 1

Le bonheur est un écart, pas un niveau

La version mathématique : pourquoi l'argent ne fait pas le bonheur, et pourquoi le lundi matin est si dur.

Partie 2

La tour Eiffel du bonheur

La version imagée : sur quoi tout ça repose, et combien de pieds il faut pour rester debout.

1. Le bonheur est un écart, pas un niveau

🧮 D'où me vient cette idée

On répète partout que « l'argent ne fait pas le bonheur », et ça m'a longtemps agacé, parce que personne n'explique jamais pourquoi. Alors j'ai essayé de le poser comme un problème de physique, avec des grandeurs et une équation.

Pour ça, j'ai pris les deux extrêmes : d'un côté un enfant qui grandit en Somalie, un des pays les plus pauvres du monde, de l'autre un milliardaire. Et j'ai regardé ce qui se passait quand on leur servait exactement le même repas.

🍔 Les points de bonheur

Partons du principe que chaque chose qui nous arrive dans une journée rapporte des points. Sur la seule question de la nourriture, ça donnerait à peu près ceci.

🍚

Manger à sa faim

2 points

🍔

Manger dans un fast-food

10 points

🍽️

Manger dans un restaurant étoilé

100 points

L'échelle est arbitraire, bien sûr : ce sont des ordres de grandeur, pas des mesures. Ce qui compte, c'est qu'un repas puisse valoir cinquante fois plus qu'un autre.

🤔 Le paradoxe

Un enfant somalien qui entre pour la première fois de sa vie dans un fast-food marque 10 points, et il en parlera pendant des mois. Un milliardaire qui dîne dans un restaurant étoilé marque 100 points, et il trouve ça normal. Dix fois moins de points, et pourtant infiniment plus de joie. Pourquoi ?

➖ Ma réponse : ce qui compte, c'est le delta

Bonheur = points de l'instant − moyenne glissante des derniers jours, semaines, mois, voire années

Le niveau absolu ne compte pas. Ce qui compte, c'est l'écart entre ce qui arrive maintenant et ce à quoi on s'est habitué.

Cette moyenne glissante, c'est simplement la moyenne de tous les points qui nous sont tombés dessus récemment : sur la journée, mais aussi sur la semaine passée, sur le mois passé, parfois sur des années. Elle monte quand on accumule les bons moments, et elle redescend quand il ne se passe plus rien.

Un enfant en Somalie

🤩
Sa moyenne glissante
Manger à sa faim, quand c'est possible, soit 2 points
Ce qu'il mange ce jour-là
Son premier fast-food, soit 10 points
L'écart, donc le bonheur
+8 points

Un souvenir pour la vie

Un milliardaire

😒
Sa moyenne glissante
Un restaurant étoilé presque tous les jours, soit 100 points
Ce qu'il mange ce jour-là
Le même fast-food, soit 10 points
L'écart, donc le bonheur
-90 points

Immangeable, il n'y touche pas

Le même milliardaire

😐
Sa moyenne glissante
Un restaurant étoilé presque tous les jours, soit 100 points
Ce qu'il mange ce jour-là
Un restaurant étoilé, soit 100 points
L'écart, donc le bonheur
0 points

Normal, rien de plus

Et voilà, pour moi, pourquoi l'argent ne fait pas le bonheur : l'argent monte le niveau des points, mais la moyenne glissante monte avec lui. Le delta, lui, finit toujours par revenir à zéro. En français courant, ça s'appelle s'habituer.

🧭 Des courbes indépendantes

La nourriture n'est qu'une courbe parmi d'autres. Chaque petit plaisir de la vie a la sienne, avec sa propre moyenne glissante, et ces courbes sont indépendantes les unes des autres : ce sont des espaces vectoriels séparés.

🍽️ La nourriture

Manger à sa faim, bien manger, se faire plaisir.

😴 Le sommeil

Dormir assez, au calme, confortablement, sans réveil qui sonne.

👥 Les amis

Être entouré, et surtout prendre le temps d'en profiter.

💞 Les amours

Le temps passé avec son amoureuse ou son amoureux.

🧬 La famille

Les bons moments avec les siens, et s'entendre avec eux.

💼 Le travail

Être stimulé par ce qu'on fait de ses journées.

Bien manger ne rattrape pas une semaine sans dormir, et une promotion ne remplace pas des amis : chaque courbe ne se compare qu'à sa propre moyenne. C'est pour ça qu'on peut être comblé sur un axe et parfaitement malheureux sur un autre, au même moment.

🕐 Sur une journée

Voici une journée de semaine ordinaire, heure par heure. Les barres sont les points de l'instant, la courbe est la moyenne glissante des heures qui viennent de passer.

051015207 h8 h9 h10 h11 h12 h13 h14 h15 h16 h17 h18 h19 h20 h21 h22 h23 h
Au-dessus de la moyenne : on est contentEn dessous : on râleMoyenne glissante

Le pire moment de la journée, c'est le réveil : on sort d'une soirée tranquille et d'une nuit de sommeil, la moyenne est haute, et 7 h du matin passe très loin en dessous. Le déjeuner avec les collègues, le sport de 19 h et le dîner repassent largement au-dessus. Et le plus intéressant est à la fin : à 23 h, la soirée a tellement remonté la moyenne que la fin de soirée repasse en dessous. C'est ce moment où l'on traîne sans savoir pourquoi, alors que rien de désagréable ne s'est produit.

📅 Sur une semaine : pourquoi le lundi matin est si dur

C'est l'exemple qui m'a convaincu. Le lundi matin, on n'a pas envie d'aller travailler, et ce n'est pas parce que le lundi serait objectivement horrible : c'est parce qu'on sort d'un week-end, ou pire, de vacances. On s'est levé tard, on a vu ses amis, sa famille, son amoureuse ou son amoureux, on a bien mangé, on s'est reposé. Toutes les moyennes glissantes, sur tous les espaces vectoriels, sont au plafond.

Et lundi, il faut se lever tôt, ne voir personne, reprendre des problèmes difficiles. Chaque courbe part donc d'une moyenne très haute et passe la semaine à descendre. Voici les cinq courbes, du lundi au dimanche.

😴 Le sommeil

Grasses matinées le week-end, réveil à 6 h 30 du lundi au vendredi.

05101520LunMarMerJeuVenSamDim

🍽️ La nourriture

Gamelle réchauffée en semaine, restaurant le vendredi soir et le samedi.

05101520LunMarMerJeuVenSamDim

👥 Les amis

Presque personne en semaine, tout le monde du vendredi soir au dimanche.

05101520LunMarMerJeuVenSamDim

💞 Les amours et la famille

Des bouts de soirée en semaine, des journées entières le week-end.

05101520LunMarMerJeuVenSamDim

💼 Le travail

Le lundi on reprend les problèmes difficiles, le week-end on choisit ses journées.

05101520LunMarMerJeuVenSamDim
Au-dessus de la moyenne : on est contentEn dessous : on râleMoyenne glissante

On voit la même mécanique sur les cinq : la moyenne glissante part très haut le lundi, héritée du week-end, et ne fait que baisser jusqu'au vendredi, où elle atteint son minimum. Tous les jours de semaine sont donc en dessous, et c'est exactement ça, la sensation de semaine longue.

Puis le vendredi soir arrive, et la moyenne est au plus bas : le moindre petit plaisir repasse au-dessus. Se coucher tard, voir ses amis, aller au restaurant, partir en week-end. Les trois jours passent au vert sur toutes les courbes à la fois, et on l'est précisément parce qu'on a attendu cinq jours. Le week-end n'est pas meilleur qu'avant : c'est la moyenne qui est descendue le chercher.

🗓️ Sur un mois : l'effet vacances

En prenant du recul sur un mois entier, la même chose se reproduit à plus grande échelle. Trois semaines ordinaires, une semaine de vacances, puis la rentrée.

05101520LMMJVSDLMMJVSDLMMJVSDLMMJVSDLMMVacances
Au-dessus de la moyenne : on est contentEn dessous : on râleMoyenne glissante

L, M, M, J, V, S, D : les jours de la semaine, quatre semaines de suite puis le début de la cinquième.

Pendant les trois premières semaines, la moyenne oscille tranquillement autour de son niveau habituel : les week-ends passent au-dessus, les jours de semaine en dessous, et l'équilibre se maintient. Puis arrivent les vacances, où tout est haut pendant sept jours d'affilée. La moyenne glissante grimpe et s'installe très haut.

Regarde d'ailleurs le dernier jour de vacances : il vaut toujours autant de points que les précédents, et il repasse pourtant en rouge. Après six jours à ce rythme, la moyenne a rattrapé les points. On s'habitue même aux vacances, et c'est exactement pour ça qu'elles finissent par sembler courtes.

Et c'est là que ça fait mal : le lundi de la rentrée est identique à tous les autres lundis, exactement les mêmes points. Mais comme la moyenne a grimpé pendant une semaine entière, l'écart est bien plus violent que d'habitude. Rien n'a empiré, c'est la référence qui s'est déplacée.

💡 Ce que ça implique : il faut parfois être un peu malheureux

C'est la conclusion la plus dérangeante de cette théorie, et pourtant elle tombe toute seule. Pour continuer à avoir des petits plaisirs, il faut accepter des moments creux. Si tous les jours on se lève tard, si tous les jours on voit ses amis, si tous les jours on va au restaurant, la moyenne glissante rattrape les points, le delta s'annule, et la même soirée procure de moins en moins de plaisir. On se lasse.

À l'inverse, attendre quelques jours laisse la moyenne redescendre, et le même restaurant redevient un événement. C'est vrai pour la nourriture, pour les amis, pour les vacances, pour à peu près tout. L'enfant somalien de tout à l'heure n'a pas de chance, et je ne prétends surtout pas le contraire : il a juste, sur cette courbe-là, une marge de progression immense.

Ce qu'il faut retenir de la partie 1

Le bonheur ne se mesure pas à ce qu'on a, mais à la distance entre ce qu'on a et ce à quoi on est habitué. Ça explique le lundi matin, le blues de la rentrée, la lassitude du luxe, et la joie immense de quelqu'un qui n'avait rien. Et ça donne un levier très concret : espacer un peu, pour que ça compte à nouveau.

2. La tour Eiffel du bonheur

La première partie explique comment le bonheur se ressent, au jour le jour. Celle-ci parle d'autre chose : sur quoi il repose, et à quel point c'est solide. C'est la métaphore que j'utilise le plus souvent dans la vraie vie.

Le bonheur est une tour Eiffel, posée sur quatre grands piliers.

Une tour Eiffel, ce n'est pas un bloc de béton : c'est une structure élancée, magnifique, qui ne tient que par la répartition de son poids sur ses quatre pieds. Le bonheur, c'est pareil.

Pour moi, on peut simplifier le bonheur en quatre piliers. Il en faut plusieurs pour que la tour tienne debout, au moins deux, et avec trois voire quatre piliers solides, plus rien ne bouge : la vraie tour Eiffel tient sur ses quatre pieds depuis l'Exposition universelle de 1889. Ce n'est qu'une métaphore, pas une vérité absolue.

Les amisceux qu'on choisitLa familleles liens du sangLes amoursl'amoureuse ou l'amoureuxLe travailou toute autre stimulation

Les quatre pieds de la tour : les amis, la famille, les amours, le travail ou toute autre stimulation.

🧱 Les quatre piliers

Les amis

La seule famille qu'on choisit. Ce sont d'abord les bons moments du quotidien : discuter pendant des heures, se raconter ses histoires de cœur, rire sans avoir à faire d'efforts, partir en week-end ou en vacances ensemble. Pour moi, le cercle amical est vital, et je doute d'être le seul dans ce cas.

Mais les vrais amis ne sont pas là que pour la fête et pour les bons moments : ils sont aussi là quand ça va mal. Quand on perd son travail, ou son amoureuse ou son amoureux, ils peuvent être d'un immense secours et empêcher toute la tour de s'effondrer. C'est aussi un pilier qui s'érode tout seul si on ne s'en occupe pas : une amitié s'entretient, et c'est exactement ce qui garde la structure solide.

La famille, les liens du sang

Celle qu'on ne choisit pas. C'est le pilier le plus ancien, souvent le plus solide, parfois le plus compliqué. Parents, frères et sœurs, cousins, enfants : ces liens tiennent même quand on ne les sollicite pas beaucoup, mais ils ne sont pas éternels, et c'est justement pour ça qu'il faut en profiter.

Les parents, les frères et les sœurs font partie des personnes qu'on aime le plus au monde, tout simplement parce qu'on a grandi avec eux : des années de vie commune, une montagne de souvenirs partagés, et l'habitude de se soutenir. Dans une famille, on se serre les coudes, et c'est une très bonne chose.

Cette solidarité n'est pas qu'une tradition : elle est profondément naturelle. Enlève un instant toute la société qui nous protège, et regarde le reste du vivant. Une meute défend les siens, une cane guide et couve ses canetons, les éléphantes forment un cercle autour des petits quand un prédateur approche. Être soudés en famille, c'est ce qui permet de résister dans la nature. Chez les humains, la mécanique est la même, simplement plus confortable.

Voilà pourquoi, selon moi, ça a tout son sens de garder des liens forts avec sa famille, même si on ne l'a pas choisie. Ce qui ne veut pas dire tout accepter : certains liens abîment plus qu'ils ne portent, et il faut savoir s'en séparer. Mais en conserver quelques-uns, les vrais, c'est ce qui maintient ce pied de la tour bien planté dans le sol.

Les amours

L'amoureuse ou l'amoureux, la vie de couple. C'est sans doute le pilier le plus puissant, celui qui porte le plus de charge au quotidien. Une relation amoureuse peut rendre très heureux, même quand les trois autres piliers ne vont pas bien.

Avec le temps, un amoureux ou une amoureuse devient d'ailleurs quasiment de la famille. Et quand on commence à faire des enfants ensemble, ça en devient une pour de bon : le pilier des amours et celui des liens du sang se rejoignent. Bref, cette personne peut devenir l'une des plus importantes de notre vie, au même titre que ses enfants et sa famille, bien sûr.

Le travail, ou toute autre stimulation

La vraie question derrière ce pilier n'est pas « est-ce que j'ai un emploi ? » mais « est-ce que je suis stimulé dans ma vie au quotidien ? ». Pour la plupart des gens, cette stimulation vient principalement du travail, parce que c'est là qu'on passe ses journées. Mais elle peut tout à fait venir d'ailleurs : d'une association, d'un engagement bénévole, d'un projet, d'un sport, d'une passion menée sérieusement. Ce qui compte, c'est d'avoir une raison de se lever le matin.

Moi, par exemple, je me lève le matin pour travailler sur des sujets d'efficacité énergétique dans le bâtiment : faire en sorte que les bâtiments consomment moins d'énergie, dont une partie est fossile, donc qu'ils émettent moins de gaz à effet de serre, donc qu'ils contribuent moins au réchauffement climatique. Et je suis tout aussi stimulé par mes chaînes Déclic Climatique et par la création de ce site : vulgariser, transmettre le savoir, expliquer plein de concepts énergétiques et climatiques pour qu'à votre tour, vous puissiez avoir un impact positif sur le climat et sur la nature.

Mais ce sens ne se trouve pas que dans l'énergie ou dans les vidéos de vulgarisation, loin de là. Un métier tourné vers les autres, une activité sociale qui accompagne ceux qui en ont besoin, une association qui soulage, qui répare, qui redonne le sourire : il y a mille façons d'être utile. On peut défendre les animaux, aider les humains, réduire des inégalités, se battre pour l'égalité des chances, faire reculer les discriminations. Les causes qui méritent d'être défendues ne manquent pas ; la seule vraie question, c'est de savoir laquelle te ferait lever le matin.

Bref, je me lève le matin pour faire des choses qui ont du sens pour moi. Et chacun peut trouver du sens dans son métier ou dans ses associations.

⚖️ Quatre pieds, trois pieds, deux pieds, un pied

Tout l'intérêt de l'image est là. Une tour Eiffel n'a pas besoin de ses quatre pieds pour rester debout, mais il y a un seuil en dessous duquel plus rien ne tient.

Sur quatre pieds

Solide

La tour est stable, elle encaisse le vent sans broncher. Les quatre piliers se soutiennent : quand l'un fatigue, les trois autres tiennent la structure.

Sur trois pieds

Ça tient très bien

Trois points suffisent à poser un plan : la tour tient toujours debout, comme un tabouret de bar. On peut vivre longtemps comme ça, et beaucoup de gens le font.

Sur deux pieds

Bancal et dangereux

Là, ça commence à être très bancal et très dangereux. La tour ne s'écroule pas forcément tout de suite, mais le moindre coup de vent, un déménagement, une rupture, un licenciement, et elle penche.

Sur un seul pied

Tout s'écroule

Quand tout repose sur un seul pilier, il porte une charge qu'il n'est pas fait pour porter. S'il lâche, et il finira par lâcher, tout s'écroule d'un coup.

Et sur zéro pied ? Je n'imagine même pas. Il n'y a plus de tour, juste un tas de ferraille au sol. Personne ne devrait avoir à vivre ça, et si tu t'en approches, le premier geste utile est d'en parler à quelqu'un.

⏳ Pourquoi j'accorde de l'importance au travail

Parce qu'une journée se découpe, en gros, en trois tiers. C'est arithmétique, et ça change la façon de voir les choses.

😴

Un tiers à dormir

Environ 8 heures par nuit. C'est le tiers qu'on ne récupère pas, et celui qu'on sacrifie le plus vite quand les autres vont mal.

💼

Un tiers au travail

Environ 8 heures par jour de semaine, trajets compris. C'est précisément pour ça que j'accorde de l'importance à ce pilier : c'est un tiers de ta vie éveillée, et ce serait dommage de le passer à s'ennuyer ou à souffrir.

❤️

Un tiers de temps libre

Le tiers qui reste, avec sa copine ou son copain, ses amis, sa famille. C'est là que se construisent les trois autres piliers, et ça ne se fait pas tout seul : ça demande du temps, donc des choix.

Un tiers de sommeil, un tiers de travail, un tiers de temps libre : quand on présente les choses comme ça, l'idée de subir son travail devient absurde. On ne parle pas d'un détail de la vie, on parle d'un tiers de la vie. Et symétriquement, le dernier tiers, le temps libre, est le seul moment où l'on peut vraiment entretenir les trois autres piliers. Le passer entièrement devant un écran, c'est laisser trois pieds sur quatre se fragiliser en silence.

Ce qu'il faut retenir des deux parties

Au jour le jour, le bonheur est un écart : la distance entre ce qui arrive et ce à quoi on s'est habitué. Mais sur la durée, c'est une structure, et une structure se juge à sa répartition. La bonne question n'est donc pas « est-ce que je suis heureux ? » mais «  sur combien de pieds repose ma tour en ce moment ? ». Si la réponse est deux, ce n'est pas une fatalité : c'est une indication très claire de là où il faut mettre son énergie.

Cette page est mon avis personnel (Stanislas), pas un contenu scientifique, et encore moins un avis médical. En cas de mal-être durable, parles-en à un professionnel de santé ou appelle le 3114, le numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert 24 h/24.