🛒 Réduire l'empreinte de mes achats
Le poste « J'achète » représente 1 600 kgCO₂e par an, soit 16 % de l'empreinte d'un Français : tout ce qu'on achète en dehors de l'alimentation et de l'énergie, électronique, vêtements, meubles, loisirs, objets du quotidien. La bonne nouvelle : chaque objet pas acheté neuf, c'est toute sa fabrication évitée.
📦 Amazon, Temu, AliExpress : le piège du pas cher
Les objets à quelques euros donnent l'impression d'être sans conséquence. Le problème, ce n'est pas seulement leur fabrication, c'est aussi comment ils arrivent chez toi et le fait qu'on en achète beaucoup, souvent pour les jeter vite.
- • Le « mode avion ». Pour livrer en quelques jours, Shein et Temu envoient désormais l'essentiel de leurs colis par avion. Or un colis transporté par avion émet environ 100 fois plus de CO₂ que le même colis par bateau (ADEME). Pour un vêtement, l'envoi par avion émet ~14 fois plus que par cargo.
- • La surconsommation. Le vrai coût, c'est le volume : Shein expédierait environ 5 000 tonnes de produits par jour, Temu ~4 000 tonnes, par avion. Des objets conçus pour être achetés en masse et remplacés en permanence.
- • Le dernier kilomètre. Même en local, aller chercher un colis en voiture peut émettre plus que tout le reste de son transport. À pied, en vélo ou en point relais groupé, l'impact chute.
Voir les sources et les chiffres
Impact carbone de la livraison d'un colis de 1 kg (ADEME, Impact CO₂) : retrait à pied 0,54 kg · livraison à domicile 0,72 kg · point relais en voiture (3,5 km) 1,65 kg · magasin en voiture (15 km) 4,81 kg. Le mode de déplacement pour récupérer l'objet est le facteur dominant. Un colis expédié par avion émet ~100× plus que par bateau (ADEME).
👕 Focus vêtements : la fast fashion
Le textile pèse ~442 kgCO₂e par an et par Français, l'équivalent de 68 t-shirts en coton. Et l'essentiel de l'empreinte d'un vêtement vient de sa fabrication (matière première + confection), pas de son transport :
25 kg
CO₂e pour un jean neuf
Culture du coton, teinture, délavage, confection : un seul jean émet autant que ~120 km en voiture thermique.
~6,5 kg
CO₂e pour un t-shirt en coton
Acheter moins, garder plus longtemps, et privilégier la seconde main : le vêtement le plus écolo est celui qu'on possède déjà.
♻️ Le meilleur réflexe : reconditionné et occasion
Pour l'électronique, la fabrication représente l'essentiel de l'empreinte. Un smartphone en est l'exemple parfait :
82 kg
CO₂e pour un smartphone neuf (cycle de vie, ADEME)
11 kg
CO₂e pour un smartphone reconditionné
−87 %
d'empreinte évitée en choisissant le reconditionné
Le principe vaut pour presque tout : électroménager, meubles, vélos, outils, vêtements. Acheter d'occasion, c'est amortir un objet déjà fabriqué sur une deuxième vie, zéro fabrication supplémentaire. Leboncoin, Vinted, Emmaüs ou les recycleries sont d'excellentes alternatives au neuf, souvent pour une fraction du prix. Le réflexe : avant d'acheter neuf, se demander « est-ce que je peux le trouver d'occasion ? ».
Et ce n'est pas qu'une affaire de CO₂ : l'argent économisé sur le neuf, tu le remets où tu veux. Ces quelques centaines d'euros par an financent très concrètement des objets et des vêtements de meilleure qualité, qui durent plus longtemps au lieu d'être remplacés tous les deux ans, une nourriture de meilleure qualité, bio ou issue de circuits courts, ou encore un billet de train plutôt qu'un billet d'avion pour partir à l'étranger, alors que le train est en général plus cher dès qu'on dépasse le millier de kilomètres. Consommer moins de neuf, c'est se donner les moyens de mieux choisir le reste.
« T'es écolo mais t'as un iPhone ? »
C'est la petite phrase qui revient à tous les repas de famille, et la réponse est simple : oui, on peut être écolo et avoir un iPhone. Être écolo, ce n'est pas avoir une empreinte carbone nulle. Une empreinte nulle, ça n'existe pas, et ça n'a jamais été le but : tant qu'on est vivant, on mange, on se chauffe, on se déplace et on communique. Être écolo, c'est faire attention.
C'est exactement le sens du mot écoyolo : profiter de la vie tout en faisant attention. Un smartphone est aujourd'hui un outil du quotidien, et personne ne va sérieusement demander à qui que ce soit de s'en passer. La vraie question n'est donc pas « ai-je le droit d'avoir un iPhone ? », mais « comment je l'achète, et combien de temps je le garde ? »
💬 Mon avis perso : je suis plutôt team Android. Pas pour une raison écologique d'ailleurs, mais parce que je ne suis pas fan de la politique d'Apple sur l'obsolescence programmée et les mises à jour. Ça reste un avis personnel, et ça ne change rien à ce qui suit : ce n'est pas la marque qui fait l'empreinte, c'est la durée de vie.
Deux façons d'avoir un téléphone pendant 8 ans
Du neuf tous les 2 ans
4 téléphones achetés neufs
328 kg
CO₂e sur la période
≈ 4 000 €
dépensés
Du reconditionné gardé 4 ans
2 téléphones achetés reconditionnés
22 kg
CO₂e sur la période
≈ 800 €
dépensés
À usage strictement identique, le second réflexe divise l'empreinte par environ 15, soit encore mieux que les 10 fois moins qu'on annonce d'habitude. Et il fait économiser de l'ordre de 3 200 € au passage. Aucune privation, aucun renoncement : juste acheter d'occasion et garder son téléphone jusqu'au bout. C'est tout l'esprit écoyolo.
Prix indicatifs pour un modèle haut de gamme : 1 000 € neuf contre 400 € reconditionné. Empreintes : 82 kgCO₂e pour un neuf et 11 kgCO₂e pour un reconditionné (ADEME).
♻️ La règle des 3R : réduire, réutiliser, recycler
Trois mots, et surtout un ordre de priorité. On parle énormément du troisième, le recyclage, parce que c'est le plus confortable : il ne demande de renoncer à rien. Mais c'est le moins efficace des trois. Les deux premiers, eux, changent vraiment quelque chose.
1er R : Réduire
Le plus efficace, et de très loin
Acheter moins souvent. C'est le seul geste qui évite 100 % de l'impact, parce que la chaîne ci-dessous ne se déclenche jamais. Le déchet le plus facile à traiter est celui qui n'existe pas.
💶 C'est aussi une économie, et elle a une utilité : l'argent qu'on ne dépense plus finance les gestes de la transition qui coûtent plus cher. Manger bio, choisir des produits de qualité made in Europe ou made in France, ou partir à l'étranger en train plutôt qu'en avion, un choix souvent plus cher au-delà de 1 000 kilomètres.
2e R : Réutiliser
Très efficace, et souvent moins cher
Seconde main, reconditionné, réparation, don. L'objet existe déjà : sa fabrication est déjà payée, tu n'en déclenches pas une nouvelle. C'est du gagnant-gagnant, pour la planète et pour le portefeuille.
3e R : Recycler
Le dernier recours, pas le premier réflexe
C'est celui dont on parle le plus, parce que c'est le plus confortable : il ne demande de renoncer à rien. Mais on ne récupère qu'une partie de la matière, en perdant de la qualité à chaque tour, et beaucoup d'objets ne sont en pratique pas recyclés du tout.
Comment je fais, moi
- • J'achète moins souvent, mais je prends de la meilleure qualité. Un objet qui dure deux fois plus longtemps, c'est deux fois moins d'achats sur une vie, et souvent moins cher au bout du compte.
- • Et quand c'est possible, reconditionné ou de seconde main, comme ces chaussures :

Mes chaussures, achetées sur Vinted
Acheter d'occasion, c'est d'abord éviter qu'une paire neuve soit produite pour moi : toute la chaîne détaillée juste en dessous, extraction, usine, bateau, magasin, ne se déclenche pas. C'est aussi redonner de la valeur à une paire qui risquait de finir à la poubelle. Son ancien propriétaire ne la mettait plus : au lieu d'être jetée, elle continue de servir.
Résultat : de grosses économies, sur les deux tableaux. Sur le portefeuille, avec une paire peu portée pour une fraction du prix du neuf. Sur l'empreinte carbone, parce qu'une paire de chaussures en tissu neuve pèse environ 18,5 kgCO₂e selon l'ADEME, presque tout à la fabrication, quand la paire d'occasion n'ajoute guère que l'envoi du colis : de 0,5 à 1,7 kgCO₂e selon qu'on va le chercher à pied ou en voiture.
- • Pour l'informatique, je recommande Fnac Seconde Vie : les PC sont garantis, donc pas de mauvaise surprise, et c'est de l'ordre de deux fois moins cher qu'un neuf équivalent.
Ce qu'un seul achat déclenche vraiment
Prenons une paire de chaussures. Au moment de payer, on a l'impression d'un geste isolé et sans conséquence. En réalité, on actionne une chaîne entière en amont, et on en déclenche une autre en aval, à l'autre bout.

« Je m'achète une paire de chaussures »
étape 1
⛏️
Extraire
Cuir, coton, caoutchouc, plastiques issus du pétrole. Des matières prélevées quelque part, avec de l'eau, des sols et de l'énergie.
étape 2
🏭
Fabriquer
Tannage, teintures, colles, assemblage. L'étape la plus polluante, et celle qui pèse l'essentiel de l'empreinte de la paire.
étape 3
🚢
Transporter
Le plus souvent depuis l'autre bout du monde, en conteneur, puis en camion jusqu'à l'entrepôt.
étape 4
🏪
Vendre
Magasin chauffé et éclairé, emballage, carton, et pour la vente en ligne le dernier kilomètre jusqu'à chez toi.
Mon logement a un volume fini
le placard
plein : plus une seule place
C'est le point qu'on oublie systématiquement. Personne n'a de placards infinis. On ne peut donc pas accumuler des chaussures ou des vêtements indéfiniment. À partir du moment où le placard est plein, chaque paire qui entre chasse, tôt ou tard, une paire qui sort. Et ce qui sort est très souvent encore parfaitement fonctionnel : on ne le jette pas parce qu'il est usé, on le jette parce qu'on manque de place.
La sortie par défaut : la poubelle
Incinérée

Enfouie
Une paire encore portable finit brûlée, ou enterrée pour des décennies sous une alvéole comme celle-ci. Toute la chaîne du haut, extraction, usine, bateau, magasin, aura donc tourné pour aboutir là.
La bonne sortie : donner ou revendre
Avant de jeter, essaie de le donner ou de le vendre : Leboncoin, Vinted, Emmaüs, les recycleries, ou simplement tes proches. Il y aura presque toujours quelqu'un dans le besoin, surtout si c'est gratuit. Et chaque objet qui trouve un deuxième propriétaire, c'est un objet neuf qui n'est pas fabriqué à l'autre bout du monde.
Ce que la France enfouit et brûle vraiment, en chiffres
« Enfouir », ce n'est pas une image : ce sont des alvéoles creusées dans le sol, remplies, tassées au bulldozer, puis recouvertes de terre. Le biogaz qui s'en dégage est capté, les jus aussi, et le site reste sous surveillance pendant des décennies après sa fermeture. « Incinérer », c'est brûler les déchets dans un four dont on récupère la chaleur, pour alimenter un réseau de chaleur ou produire de l'électricité.
Les 343 Mt de déchets de la France, et ce qu'ils deviennent
Ce chiffre ne se limite pas à nos poubelles : c'est tout ce que le pays jette en un an, chantiers, entreprises, agriculture et ménages confondus, soit 5,1 tonnes par habitant en 2022.
≈ 69 Mt enfouies
dont environ 46 Mt de terres et de gravats, qui ne pourrissent pas et ne dégagent pas de méthane. Le reste, environ 23 Mt, ce sont surtout des déchets qui fermentent : c'est cette part-là qui pose problème.
≈ 25 Mt incinérées
avec récupération d'énergie. Nos poubelles en fournissent près de la moitié, comme on le voit plus bas.
Autrement dit, sur les 343 Mt, environ 94 Mt sont vraiment enfouies ou brûlées, un peu plus d'un quart. Presque tout le reste est recyclé ou réutilisé, et ce bon score tient surtout aux chantiers : 81 % des terres et gravats sont valorisés, contre 49 % des autres déchets non dangereux.
Qui produit les 343 Mt, secteur par secteur
France, 2022, en millions de tonnes produites
Construction et travaux publics
247 Mt (72 %)
Terres, gravats, béton, briques. L'essentiel part en remblai ou en stockage de déchets inertes.
Tertiaire, agriculture et déchets dangereux
33 Mt (10 %)
Bureaux, commerces, exploitations agricoles, plus l'ensemble des déchets classés dangereux.
Ménages
30 Mt (9 %)
Nos poubelles, nos déchèteries, nos encombrants. C'est la part sur laquelle chacun a une prise directe.
Traitement des déchets et assainissement
18 Mt (5 %)
Les résidus du traitement lui-même : mâchefers d'incinération, refus de tri, boues de stations d'épuration.
Industrie
15 Mt (4 %)
Chutes de production, rebuts, emballages industriels.
⚠️ La lecture qu'il faut en tirer : le BTP représente à lui seul près des trois quarts du tonnage français. Ce sont surtout des terres et des gravats, très majoritairement réutilisés en remblai, donc bien moins problématiques au kilo que le reste. Mais ça remet nos poubelles à leur place : les ménages, c'est de l'ordre de 9 % du tonnage. C'est loin d'être négligeable, et c'est surtout la seule part sur laquelle tu as une prise directe, tous les jours.
Et dans nos poubelles à nous, que devient quoi ?
Le service public collecte chez nous 615 kg de déchets par habitant et par an (chiffres 2021). Ils sortent de la maison par trois portes, qui n'ont pas du tout le même destin. Chaque barre ci-dessous se lit à part : ses 100 % ne concernent que ce qui passe par sa porte.
La poubelle grise classique, ce qu'on jette en mélange
246 kg par habitant
Deux tiers partent à l'incinérateur, un quart est enfoui tel quel. Le reste passe par un tri mécano-biologique : une usine en sépare la matière organique pour la composter ou la méthaniser.
Les bacs de tri et le verre
122 kg par habitant
Emballages, papiers et verre, collectés à part pour être recyclés. Seules les erreurs de tri repartent vers l'incinérateur ou la décharge.
La déchèterie, ce qu'on apporte soi-même
242 kg par habitant
Métaux, bois, cartons, déchets verts, gravats, encombrants : tout ce qui ne rentre pas dans les bacs.
Au total, sur nos 615 kg par an :
≈ 180 kg
incinérés
≈ 120 kg
enfouis
≈ 300 kg
recyclés ou compostés, soit la moitié
À l'échelle de 68 millions d'habitants, cela fait environ 12 Mt incinérées et 8 Mt enfouies. Nos poubelles pèsent donc près de la moitié de tout ce que la France incinère, mais à peine plus d'un dixième de ce qu'elle enfouit, où dominent les terres et les gravats de chantier.
Le chiffre qui surprend le plus est celui de la déchèterie : un quart de ce qu'on y apporte consciencieusement est enfoui sans aucune valorisation. On a fait l'effort de charger la voiture et de trier sur place, et ça finit quand même sous terre. Ce n'est pas une raison pour arrêter de trier, mais ça rappelle l'ordre des 3R : le tri arrive en dernier, et il ne rattrape jamais complètement un achat qu'on aurait pu éviter.
Voir les sources
- SDES, Bilan 2022 de la production de déchets en France : 343 Mt produites, 5,1 t par habitant ; 70 % de déchets minéraux issus de la construction, valorisés à 81 %, contre 49 % pour les déchets non minéraux non dangereux ; 247 Mt pour la construction, 94,3 Mt de déchets non minéraux non dangereux dont 32 % des ménages, 19 % du traitement des déchets et 16 % de l'industrie.
- SDES, Gestion des déchets et économie circulaire en France, état des connaissances en 2025 : 71 % des déchets valorisés en matière (recyclage ou remblaiement), 20 % stockés en décharge, 7,3 % incinérés avec récupération d'énergie.
- Notre environnement, ministère de la Transition écologique, les déchets ménagers en France : 615 kg de déchets ménagers et assimilés collectés par habitant en 2021, dont 246 kg de bac gris, 122 kg de collectes séparées et 242 kg en déchèterie ; devenir du bac gris et des apports en déchèterie ; 49 % recyclés ou compostés.
- Les tonnages par devenir appliquent aux 343 Mt les parts publiées par le SDES, et les terres et gravats enfouis se déduisent des 19 % de déchets minéraux non valorisés : ce sont des ordres de grandeur. Les kilos incinérés et enfouis par habitant additionnent le devenir de chaque porte, puis sont ramenés à 68 millions d'habitants. Les tonnages par secteur sont reconstitués à partir des parts publiées par le SDES et arrondis ; le poste « Tertiaire, agriculture et déchets dangereux » est obtenu par différence.
Résumé en une phrase : on n'achète pas un objet, on déclenche une chaîne et on programme une sortie. D'où les deux réflexes qui découlent des 3R : en entrée, acheter moins et acheter d'occasion ; en sortie, donner ou vendre plutôt que jeter.
🍾 Généraliser la consigne
La consigne, c'est l'application la plus concrète du 2e R : tu rapportes ta bouteille au magasin, elle est lavée puis remplie à nouveau. Pas de fusion, pas de refonte, pas de nouvelle bouteille à fabriquer. En France, ce système a été la norme jusqu'aux années 1980 avant de disparaître presque partout, sauf chez les cafés et restaurants et dans quelques réseaux régionaux qui se remontent aujourd'hui.

Recycler une bouteille
On la broie en calcin, on la refond vers 1 500 °C, et on souffle une bouteille neuve. Le verre a le bon goût de se recycler sans perdre en qualité, mais chaque tour coûte beaucoup d'énergie.
Consigner la même bouteille
On la lave à l'eau chaude et on la remplit. Une bouteille conçue pour ça encaisse de l'ordre d'une vingtaine de réemplois : autant de bouteilles qui n'ont jamais eu besoin d'être fabriquées.

La consigne existe déjà, et se fait livrer
Des services comme Le Fourgon livrent à Paris et dans un nombre croissant de villes des boissons et des produits alimentaires en verre consigné : sodas, bières, jus, eaux gazeuses, sauces, et ils reprennent les contenants vides à la livraison suivante. Je m'en sers personnellement pour mes cartouches de CO₂ SodaStream et pour des sodas consignés : le plastique disparaît presque entièrement du poste boissons, et le verre repart au lavage plutôt qu'à la refonte.
Le réemploi ne gagne toutefois pas automatiquement : il suppose des formats de bouteilles standardisés, des laveuses proches des producteurs et des distances de retour courtes. Promener des bouteilles vides sur mille kilomètres annulerait le bénéfice. C'est exactement pour ça que la consigne est un sujet de société, pas un geste individuel : elle ne fonctionne que si elle est organisée à l'échelle d'un pays, comme en Allemagne, où le système couvre l'essentiel des boissons avec des taux de retour très élevés.
En attendant, ce que tu peux faire : privilégier le verre consigné quand un réseau existe près de chez toi, la vente en vrac, et les contenants réutilisables plutôt que le jetable.